Un secret

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère:
Un amour éternel en un moment conçu;
le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,
Et celle qui l’a fait n’en jamais rien su.

Hélas! j’aurai passé près d’elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j’aurais jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,
N’osant rien demander et n’ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas;

A l’austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle:
« Quelle est donc cette femme? » et ne comprendra pas.
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Publié dans : Félis Avers | le 6 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

Félix arvers

Né le 23 juillet 1806 a Paris, Félix Arvers abandonna le droit à 30ans pour se consacrer au théâtre.
Ses pièces remportèrent en leur temps, un certains succès . Outre un drame , La Mort de François 1er, on lui doit une comédie, Plus de peur que de mal, et des vaudevilles.
Mais c’est un seul sonnet que cet ami de Musset dois sa notoriété: Un secret, dédié à Marie, fille de l’écrivain Charles Nodier.
Cette pièce, tirée du receuil lyrique qu’il écrivit à 25ans, Mes heures perdues ( préfaces de Théodore de Banville), fut abondamment récitée dans les salons littéraires, dont Arvers était habitué.

Publié dans : Félis Avers | le 6 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

liste des poemes

Charles CROS

Elle s’est endormie , un soir
Avenir
Soirs éternels
Sonnet astronomique

Félix Arvers

Un secret

Publié dans : accueil et nouveauté | le 6 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

Soirs éternels

1178624998064.jpegDans le parc, les oiseaux se querellent entre eux
Apres la promenade en de sombres allées
On rentre; on mange ensemble , et tant de vois mêlées

Et la chambre drapée en tulle vaporeux
Rose de la lueur des veilleuses voilées
Où ne sonnet jamais les heures désolées !..
Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !..

Elle vient , et se livre à mes bras , tout fraîche
D’avoir senti passer l’air solennel du soir
Sur son corps opulent, sous les plis du peignoir

A bas peignoir ! le lit embaume. O fleur de pêche
Des épaules, des seins frissonnant et peureux !..
Dans le parc les oiseaux se font l’amour entre eux

Publié dans : poeme de charle cros | le 5 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

Sonnet astronomique

01fantasy2.gifAlors que finissait la journée estivale
Nous marchions, toi pendue à mon bras, moi rêvant
A ces mondes lointains dont je parle souvent
Aussi regardais tu chaque étoile en rivale

Au retour, à l’endroit où la côte dévale
Tes genoux ont fléchi sous le charme énervant
De la soirée et des senteurs qu’avait le vent
Vénus, dans l’ouest doré, se baignait triomphale

Puis, las d’amour, levant les yeux languissament
Nous avons eu tous les deux un long tressaillement
Sous la sérénité du rayon planétaire

Sans doute, à cet instant, deux amant dans vénus
Arrétes en des bois aux parfums inconnus
Ont, entre deux baisers, regardé notre Terre

Publié dans : poeme de charle cros | le 5 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

Avenir

Les coquelicots sont noirs et les bleuets fanés
Dans le foin capiteux qui réjouit l’étable
La lettre jaunie où mon aïeul respectable
A mon aïeule fit des serments surannés

La tabatière où mon grand oncle a mis le nez
Le trictrac incrusté sur la petite table
Me ravissent. Ainsi dans un temps supputable
Mes vers vous raviront, vous qui n’êtes pas nés

Or, je suis très vivant. Le vent qui vient m’envoie
Une odeur d’aubépine en fleur et de lilas
Le bruits de mes baisers couvre le bruit des glas

O lecteurs à venir, qui vivez dans la joie
Des seize ans, des lilas et des premiers baisers
Vos amours font jouir mes os décomposés
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Publié dans : poeme de charle cros | le 5 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

Elle s’est endormir, un soir..

Elle s’est endormie, un soir, croisant ses bras
Ses bras souple et blancs sur sa poitrine frêle
Et fermant pour toujours ses yeux clairs, déjà las
De regarde ce monde, exil trop lourd pour Elle

Elle vivait de fleurs, de rêves, d’idéal
Âme , incarnation de la Ville éternlle
lentement étouffée, et d’un semblable mal
la splendeur de Paris s’est éteinte avec Elle

Et pendant que son corps attend pâle et glacé
La résurrection de sa beauté charnelle
Dans ce monde où , royale et douce, Elle a passé
Nous ne pouvons rester qu’en souvenant d’Elle
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Publié dans : poeme de charle cros | le 5 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

charles cros 1842-1888

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Né à Fabrezan dans l’Aude, sous la tutelle de son père un instituteur, se révéla très vite un génie: il appris seul le sancrit et l’hébreu et obtint son baccalauréat 14 ans
Capable de passer de a littérature , à la physique et à la chimie, il fit des travaux en électricité , en optique et acccoustique
18 ans, il est professeur de chimie a l’institut des Sourd et Muets de Paris, il restera 3 ans avant de se consacré à la recherche.
A l’exposition universelle de 1867, il présenta un télégraphe de son invension…
Un an avant Edison en 1877, il inventa le phonographe mais ne sut en tirer aucun pofit.
A ses activités de scientifique, il ajoutait celle de poète.
Ami des parnassiens comme des symbolistes, il fréquenta Rimbaurd et Verlaine.
Se brouillant avec le second à cause de l’inconduite du premier, fut l’intimite du peintre Edouart Manet comme de l’humoriste Aphonse Allais, lança le Cabaret du Chat Noir
et publia Le Coffert de Santl, son principale recueil poétique avant de mourrir en 1888 a 46ans.
Son second receuil , Le Collier de Griffes, fut phostume.
Les contemporains de ce bohème qui vivait et qui y buvait beaucoup dans les cafés pour fuit la solitude, ne soupçonné pas à l’exception de Verlaine, son talent poètique et son génie d’inventeur.
Les surréalistes, plus tard le reconnurent comme leurs précurseur.

Publié dans : charles cros | le 5 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

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