Avenir

Les coquelicots sont noirs et les bleuets fanés
Dans le foin capiteux qui réjouit l’étable
La lettre jaunie où mon aïeul respectable
A mon aïeule fit des serments surannés

La tabatière où mon grand oncle a mis le nez
Le trictrac incrusté sur la petite table
Me ravissent. Ainsi dans un temps supputable
Mes vers vous raviront, vous qui n’êtes pas nés

Or, je suis très vivant. Le vent qui vient m’envoie
Une odeur d’aubépine en fleur et de lilas
Le bruits de mes baisers couvre le bruit des glas

O lecteurs à venir, qui vivez dans la joie
Des seize ans, des lilas et des premiers baisers
Vos amours font jouir mes os décomposés
01fantastique.gif

Publié dans : poeme de charle cros |le 5 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

audelhotelais |
giorgioadriano |
Les nouvelle de la classe d... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | jessy07
| Puisi-Blog
| L'Amour Astral